J'avais l'intention de lancer Les Mots Imaginaires à la mi-août. Mon thème et mes couleurs étaient choisis, mon calendrier éditorial était prêt, l'envie de me remettre à bloguer était là. Août est arrivé, puis septembre, et maintenant qu'octobre est à nos portes, il n'y a toujours pas de blog en vue.

«Oui, mais qu'est-ce que c'est ça si ce n'est pas un blog?» me direz-vous.

Vous remarquerez que ça, c'est un blog Publicoton. Ça convient probablement à d'autres, mais personnellement je regarde plutôt pour m'installer sur Wordpress.

Alors, pourquoi je n'y suis pas déjà, sur WP?

L'argent

Les hébergeurs peuvent bien se vanter que leur service ne coûte que quelques dollars par mois, il faut tout de même multiplier ce montant par douze. Dans les derniers mois, cet argent a servi à des causes plus importantes qu'à héberger un blog. Il a fallu manger durant les semaines où le travail s'est fait plus rare. Il a fallu payer des réparations urgentes sur notre véhicule. Il a fallu acheter des vêtements à notre bambin qui grandit à toute vitesse.

Et quand l'argent était là, c'était autre chose qui manquait:

La motivation

Je voulais écrire plusieurs articles avant de payer mon hébergement, question de pouvoir publier régulièrement dès le début.

Sauf que...

Trouver un sujet. Rédiger un premier brouillon. Le corriger. Trouver une image gratuite sur Internet. La modifier, parce que ces images sont toujours immenses. Choisir une catégorie, des mots-clés. Publier l'article.

C'est trop long, trop difficile. Je ferai tout ça demain.

Le perfectionnisme

Admettons que la motivation est là: j'écris la première phrase de mon article et... c'est tout simplement mauvais. J'ai une idée bien précise et les mots pour l'exprimer ne viennent pas. Ça sort «tout croche» comme on dit en bon Québécois. Alors j'efface tout et je recommence, jusqu'à épuisement de ma motivation.

L'envie de rester déconnectée

Je ne suis pas allée sur Facebook depuis le 7 janvier. Je passe très peu de temps sur Instagram, je néglige carrément Twitter, et ne parlons même pas de Snapchat. Parfois, je ne vais même pas sur Bloglovin' et Hellocoton pour lire les blogs que je suis. Si ce n'était pas de Pinterest, Spotify et Netflix, je n'aurais même pas besoin d'Internet!

Et vous savez quoi? Ça me plaît, cette quasi déconnexion. Même si je n'ai pas encore atteint mon objectif de compléter le premier brouillon d'un roman, même si j'ai de la difficulté à m'arrêter sur une idée, j'ai écrit davantage cette année que depuis le début de ma grossesse en 2013. J'ai beaucoup lu, aussi, jusqu'à ce que je brise ma liseuse (mais ça, c'est une autre histoire). J'ai regardé des séries et des documentaires qui m'ont inspirée. Et ça, c'est sans parler l'effet hyper positif que mon départ de Facebook a eu sur mon moral, et de ce fait sur ma relation avec mon fils.

Vous voyez où je veux en venir: lancer un blog, c'est me résoudre à redevenir plus présente en ligne et risquer de perdre la liberté à laquelle j'ai pris goût.

D'un côté, j'ai envie de vous partager ma passion, mes frustrations, mes sources d'inspirations...

Et d'un autre côté, j'ai peur de voir ma passion s'évanouir, mes frustrations se multiplier, mon inspiration se tarir.

C'est pour toutes ces raisons que je vous écrit aujourd'hui sur Publicoton. Zéro coût d'hébergement = zéro pression de publier deux ou trois fois par semaine des articles «parfaits». Je pense toujours à Wordpress... mais ça peut attendre.

À bientôt!